Aller le contenu

Produit 100% naturel – 4°

“Quand on y songe, les grands magasins sont comme des musées”
Andy Warhol

(Image à la une : Claes Oldenburg, 7-up, 1961)

Après avoir demandé aux élèves de ramener des emballages vides, nous prenons le temps de les observer ensemble. Je réalise un croquis rapide au tableau afin de placer le vocabulaire des éléments qui nous semblent revenir sur la majorité des packaging (nom de la marque, logo, slogan, visuel, conservation, ingrédients, origine, tableau nutritionnel, recettes / jeux / blagues, recyclage, quantité). Je donne la définition de packaging et pointe la particularité du terme par rapport au mot emballage : nous pensons ici à l’affichage d’informations sur le produit et non à la protection de celui-ci.

“Imaginez un supermarché absurde où des packagings remplissent les rayons, mais plutôt que de contenir des produits alimentaires ou ménagers, ils contiennent des éléments bruts, issus de la nature, que l’on trouve quotidiennement et gratuitement dans notre environnement. En binôme, réalisez deux exemplaires du packaging vantant le “produit” 100% naturel de votre choix.

Les élèves avaient la possibilité de créer l’emballage ou de recouvrir un emballage déjà existant. J’avais mis à disposition différents gabarits afin de leur permettre de gagner du temps. Après coup, je ne pense pas qu’il soit judicieux de permettre de recouvrir d’anciens emballages : résultats beaucoup moins propres et les élèves ont tendance à vouloir uniquement réutiliser le texte et les logos existants. J’ai passé un grand moment à sensibiliser leurs regards aux typographies, à leur conseiller de ne pas faire l’économie d’une certaine application lors de l’écriture. Pour certains cela a fonctionné, pour d’autres, ce n’était pas suffisant. Il me semble que ce projet serait plus opportun un peu plus tard dans l’année, après un sujet où chacun aurait eu l’opportunité de se confronter à un travail d’écriture, de dessin de la lettre.

En fin de séquence, nous avons tenté de mettre en scène un supermarché dans la classe en rassemblant les produits, en tentant de les organiser dans l’espace. Ce temps de verbalisation m’a permis de voir ce que les élèves avaient saisi du sens du projet, mais aussi ce qu’ils retenaient des différents aspects d’un packaging que nous avions abordés. L’impact de la couleur sur le spectateur, la lisibilité du nom de la marque de loin, l’attractivité que représente le visuel sont souvent revenus dans la discussion. En évaluant les travaux, j’ai pu remarqué à quel point il a été nécessaire pour chacun de trouver un usage au produit 100% naturel choisi. La menthe est envisagée en tant qu’infusion, succédané de thé. Les cailloux deviennent des céréales pour le petit déjeuner et bien entendu, les glands sont des graines comestibles. Vendre un produit sans aucune perspective d’usage ou de consommation alimentaire leur a semblé chose impossible. La conclusion que j’en tire : les élèves vont nécessairement donner du sens aux propositions absurdes de l’enseignante ! Je vous laisse explorer ce supermarché décalé :

IMG_9340 IMG_9331 IMG_9285 IMG_9283 IMG_9284 IMG_9280

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *